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Présidence de la Fifa : périlleux intérim pour Hayatou

Source : Le Point Afrique
Date : vend. 09 oct. 2015
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Désigné après la suspension de 90 jours de Joseph Blatter, Issa Hayatou, président bâtisseur du foot africain, doit gérer sa santé mais aussi une image trouble.

Issa Hayatou est l'homme de la première Coupe du monde en Afrique (2010). Il est aussi le patron du foot africain depuis 1988. La suspension de Joseph Blatter, en compagnie de Michel Platini, président de l'UEFA (football européen), lui permet d'exaucer un vieux rêve. Celui de diriger la Fifa. Mais les conditions chaotiques dans lesquelles cela se fait n'augurent pas d'une très grande sérénité pour la suite.

Image trouble et problèmes de santé

Selon les statuts de la Fifa, Hayatou assure l'intérim, car il est "le plus ancien vice-président du comité exécutif en poste". Il est aussi président de la commission des finances de la Fifa. "J'occuperai cette fonction uniquement à titre intérimaire. Le congrès extraordinaire choisira le 26 février 2016 un nouveau président et je ne serai moi-même pas candidat à cette élection", a insisté Hayatou. Le Camerounais de 69 ans a aussi, il faut le dire, à faire face depuis plusieurs années à des ennuis de santé. Sur RFI, après sa désignation, il a avoué devoir avoir recours à "une dialyse", traitement pour pallier une insuffisance rénale. De fait, les semaines et mois qui suivent ne seront pas de tout repos pour Hayatou. Cet ancien professeur de sport, adepte de la course de demi-fond et du basket dans sa jeunesse, est passé par la Fédération camerounaise (Fecafoot) dans les années 1980, avant de s'emparer de la CAF en 1988 et d'entrer au comité exécutif de la Fifa en 1990. Le rapport à Blatter n'a pas toujours été de tout repos. Alors que le Suisse est élu président de la Fifa en 1998, Hayatou l'affronte en 2002. Le Suisse bat aisément le Camerounais. Ils se sont jaugés, ils vont désormais s'allier de manière indéfectible.

 

 

SPORT ©  Photo: Patrick Seeger/dpa

Issa Hayatou et Michel Platini, président de l'UEFA lors du 65e Congrès de la FIFA en mai 2015. © Photo: Patrick Seeger/dpa

 

 

Blatter et Hayatou alliés, le foot africain gagne

La Fifa développe les infrastructures du foot africain à travers le projet Goal, donne à l'Afrique sa première Coupe du monde (Afrique du Sud en 2010) et porte de quatre à cinq le nombre de pays africains pour le tournoi suprême. En échange, Blatter a le soutien inconditionnel des 54 membres de la CAF, la confédération qui en compte le plus, soutien réaffirmé au plus fort de la tourmente du scandale planétaire. Hayatou a aussi développé la Coupe d'Afrique des nations (CAN). Le 15 juin dernier, la CAF annonçait le renouvellement de son contrat avec Sportfive et la garantie de toucher au moins un milliard de dollars sur les douze prochaines années. Tout semble bien aller, mais Hayatou, c'est aussi un parcours parsemé d'affaires, certaines relatées sans preuve chez les journalistes africains, d'autres mises sur la place publique, créant un halo de suspicions.

Halo de suspicions

En décembre 2011, par exemple, le Comité international olympique (CIO), dont il fait partie, lui inflige un "blâme" qui a valeur de "sanction", selon son président Jacques Rogge, dans l'affaire de pots-de-vin ISL, partenaire commercial de la Fifa dans les années 1990. Le Camerounais avait reconnu avoir perçu personnellement 100 000 francs français (15 244 euros) en liquide d'ISL pour, selon lui, financer les festivités du 40e anniversaire de la CAF en 1995. Conflit d'intérêts, a estimé la commission d'éthique du CIO. En juin dernier, Hayatou a reconnu dans le magazineJeune Afrique un versement de "1,8 million de dollars" à la CAF par les Qataris "pour pouvoir exposer leur projet (de candidature à la Coupe du monde 2022) lors du congrès" de Luanda en janvier 2010, en marge de la CAN.

Gestion originale de faits graves

Autre fait saillant, sa gestion particulière de la fusillade du bus du Togo à Cabinda, à l'orée de la CAN 2010 en Angola, où deux membres du staff togolais avaient perdu la vie. Le pays décide de rapatrier l'équipe. Du coup, la CAF la suspend pour "ingérence gouvernementale"... Et quand des journalistes européens s'émeuvent de la clémence des sanctions après des violences dans une demi-finale de la CAN 2015 en Guinée équatoriale, il leur renvoie leur "néocolonialisme". "On suspend le président de la Fifa, on suspend le président de l'UEFA (Michel Platini). N'importe qui qui "déconnera" sera suspendu", a-t-il prévenu dans un entretien accordé à RFI après sa nomination.




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