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Francophonie : cinq candidats pour remplacer Abdou Diouf

Source : le Figaro
Date : sam. 29 nov. 2014
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Sans prendre parti, François Hollande a loué les qualités de la Canadienne Michaëlle Jean pour prendre la tête de l'Organisation internationale de la francophonie.

Qui pour succéder à Abdou Diouf? Et pour quelle francophonie? Cinq candidats, dont une femme pour la première fois, sont en lice pour succéder à l'ancien président du Sénégal à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Après trois mandats de quatre ans à la tête du mouvement, l'ex-chef d'État sénégalais a décidé de passer la main. Son successeur doit être désigné à Dakar - un retour aux sources - en marge des travaux du XVe sommet de la Francophonie, les 29 et 30 novembre, auquel participerontles chefs d'État et dirigeants des 57 pays de l'OIF. L'élu aura pour mission de réorienter et conforter la légitimité, toujours sujette à questionnements, de l'organisation des pays «ayant en partage l'usage du français», soit 274 millions de locuteurs dans le monde.

Les grandes manœuvres ont commencé il y a plusieurs mois. «Diouf a modernisé et rationalisé le fonctionnement de l'OIF», évalue une source diplomatique en estimant que sa stature n'a pas facilité la recherche d'un successeur. De nombreux noms ont circulé, tel ceux de Bertrand Delanoë ou l'ex-président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, chassé du pouvoir il y a quelques semaines et à qui François Hollande avait auparavant proposé son appui pour diriger l'OIF.

Cinq candidats se sont finalement déclarés, mais aucun ne fait a priori l'unanimité. Jean-Claude de l'Estrac, 66 ans, ancien ministre des Affaires étrangères de l'île Maurice et actuel secrétaire général de l'océan Indien, a fait une campagne active axée sur l'économie. Mais son petit pays pèse peu dans les forums internationaux, et le continent africain rechigne à le soutenir. L'ex-président du Burundi, Pierre Buyoya, 64 ans, dispose de quelques atouts. Il a dirigé son pays à deux reprises et représente l'Afrique centrale qui attend son tour, après l'Afrique arabophone (Boutros Boutros-Ghali) et l'Afrique de l'Ouest (Abdou Diouf), pour conduire le destin de l'OIF. Mais il a un grave handicap: il a fomenté deux coups d'État pour accéder au pouvoir en 1987 et en 1996 et personne ne semble avoir oublié les massacres interethniques sous sa présidence.

Candidate du Nouveau monde

Henri Lopes, ex-premier ministre du Congo-Brazzaville et ambassadeur à Paris, est un homme de lettres et un diplomate réputé. Candidat de longue date - il briguait le poste déjà en 2002 -, il n'est guère certain que sa notoriété passée ou ses 77 ans lui permettent de l'emporter. Les chances du quatrième candidat africain, peu connu, l'Équato-Guinéen Agustin Nze Nfumu sont minimes.

Cette absence de consensus pourrait ouvrir la voie à la candidate canadienne d'origine haïtienne Michaëlle Jean. Née en Haïti en 1957, elle a grandi au Canada où sa famille s'est réfugiée à 11 ans, fuyant le régime Duvalier. Brillante, polyglotte, elle a été universitaire, avant de devenir journaliste et animatrice à la télévision publique.

De 2005 à 2010, elle a occupé le poste honorifique de gouverneure générale du Canada (renonçant de ce fait à sa nationalité française acquise par mariage). L'une des premières à se lancer en campagne, elle mise sur son profil multiculturel pour gagner. Son projet pour la francophonie est surtout culturel et économique.

Faute de se mettre d'accord, les Africains pourraient perdre leur sceptre francophone. Certains y semblent résignés. «Si nous perdons le secrétariat général, ce sera pour vingt ans», estime une bonne source de l'OIF. Michaelle Jean bénéficie du soutien d'Ottawa et du Québec. La France, elle, n'a officiellement pas pris parti, mais François Hollande a loué jeudi les qualités de la Canadienne. «Il y a effectivement des réussites incontestables qui s'attachent à cette candidature», a-t-il déclaré lors d'un entretien à France 24, TV5 Monde et à RFI. Ce constat pourrait augurer du soutien de Paris à la candidate du Nouveau Monde. Elle «coche beaucoup de cases» positives, relève un haut dirigeant de l'audiovisuel français, très impliqué dans la francophonie.




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